La Direction du Renseignement Militaire (DRM) a été créée en juin 1992 : cette création est la conséquence du retour d'expérience de la guerre du Golfe. La DRM relève du Chef d'état-major des armées (CEMA), qui, aux termes du décret du 21 mai 2005, assure la direction générale de la recherche et de l'exploitation du renseignement d'intérêt militaire. Elle constitue la tête de chaîne nationale du renseignement d'intérêt militaire et, à ce titre, garantit la cohérence d'ensemble de l'action de renseignement des armées. Cette fonction d'animation et de coordination s'exerce tant en veille stratégique permanente qu'en appui aux opérations.
La DRM répond au besoin d'une capacité nationale de renseignement d'intérêt militaire, afin de :
- garantir une appréciation objective et la plus autonome possible des situations,
- assurer la liberté de manœuvre et la sécurité des unités engagées sur un théâtre d'opérations tout en contribuant à leur efficacité optimale.
Missions
La mission première de la DRM est l'appui aux opérations, en répondant aux demandes des états-majors et des forces déployées.
Le directeur du renseignement militaire assiste et conseille le ministre de la défense en matière de renseignement d'intérêt militaire et satisfait les besoins, en ce domaine, des autorités et organismes du ministre de la défense, des commandements opérationnels et organiques ainsi que ceux des autorités et organismes gouvernementaux concernés.
Elle a, par ailleurs, quatre tâches générales :
- élaborer la doctrine du renseignement d'intérêt militaire,
- conduire les actions de recueil avec des moyens propres ou ceux mis à disposition par les armées,
- orienter et coordonner les actions de tous les organismes traitant du renseignement d'intérêt militaire,
- exploiter et diffuser la production de ce renseignement à ses différents interlocuteurs.
Dans le cadre de l'appui aux opérations, la DRM agit en coordination avec le Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) et l'ensemble des services de la défense.
Organisation
La DRM emploie 17 % de civils et 83 % de militaires. Elle anime le cycle du renseignement, qui est composé de quatre phases : l'orientation, la recherche, l'exploitation et la diffusion. Pour cela, elle est composée de :
- la sous-direction Opérations (SDO), chargée de planifier la recherche et d'orienter les capteurs de renseignement, en appui de l'engagement des forces.
- la sous-direction Exploitation (SDE), chargée d'analyser et d'exploiter le renseignement d'intérêt militaire. Elle produit :
le renseignement d'alerte au profit des autorités concernées,
le renseignement de documentation concernant les pays, leurs forces, leurs doctrines, leurs responsables des questions de défense...,
le renseignement de situation relatif aux menaces, aux risques, aux intérêts, aux personnes, aux événements et à la stratégie des moyens,
le renseignement à caractère scientifique et technique concernant les systèmes étrangers, les capacités spatiales, les systèmes d'information et de communication (SIC), la prolifération et les trafics.
- la sous-direction Plans (SDP), chargée de préparer l'avenir de la DRM et de la fonction interarmées en termes d'évolution des ressources, d'adaptation des moyens et de formation du personnel.
- la sous-direction Moyens (SDM), chargée du soutien administratif et technique.
Treize organismes extérieurs sont également rattachés à la DRM, situés notamment à Creil et à Strasbourg :
- le Centre de formation et d'interprétation interarmées de l'imagerie (CF3I), chargé de l'exploitation des images et de la formation des spécialistes " imageries " du ministère de la défense.
- le Centre de formation et d'emploi relatif aux émissions électromagnétiques (CF3E), chargé du soutien à l'action des capteurs de renseignement d'origine électromagnétique.
- le Centre de formation interarmées au renseignement d'intérêt militaire (CFIAR), chargé de la formation au renseignement ; il participe également à la définition et à l'évolution de la politique de formation.
- les dix détachements avancés de transmissions (DAT), chargés du recueil du renseignement d'intérêt militaire.
Moyens
Pour assurer la production du renseignement, la DRM dispose de moyens organiques et peut s'appuyer, directement ou indirectement, sur les capacités détenues au sein de l'ensemble des armées, dont l'emploi relève du CEMA.
Arrêté du 11 avril 2005 portant organisation de la direction du renseignement militaire
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Vu l'arrêté du 30 décembre 1999 modifié portant organisation de l'état-major des armées,